Entretien avec Holger Albrich, maire de Sachsenheim ville jumelée avec Valréas

Depuis 26 ans, les villes de Valréas et de Sachsenheim, en Allemagne, entretiennent des liens d’amitiés forts. Un jumelage très dynamique qui s’articule autour d’échanges riches et variés. En 2019, 25 ans d’amitié ont été fêté de belle manière à Valréas à l’occasion des fêtes de Saint Jean, et à Sachsenheim en juillet. Sachsenheim est une ville allemande du Bade-Wurtemberg dans l’arrondissement de Ludwigsbourg. Élu en février 2019 à la tête de la ville allemande, Holger Albrich, maire de Sachsenheim, nous a accordé un entretien en français, langue qu’il parle couramment. Une interview pour nous parler de sa commune mais aussi du jumelage avec Valréas.

Holger Albrich

Mr Albrich, vous avez été élu il y a un an à la tête de la mairie de Sachsenheim. Comment s’est déroulée votre première année de mandat ?

Je suis toujours étonné de la vitesse de mon adaptation à mes nouvelles tâches. Dès le premier jour, je n‘ai jamais plus pensé au Ministère des Affaires et de l‘Intégration. C‘est tout simplement parce que mes tâches exigeaient mon entière attention, mais surtout grâce à mes collègues qui travaillaient avec un professionnalisme impressionnant. En plus, Sachsenheim est ma ville natale où je connais les acteurs et les sujets. J‘ai continué les taches courantes, et en même temps initié une série de nouveaux projets.

Vous êtes juriste de métier. Aviez-vous auparavant exercé un mandat d’élu ?

Pendant mes études, j’étais délégué des étudiants à la faculté de droit, mais, vu la complexité, la diversité et la fréquence des tâches, cela rien à voir avec être maire. J‘aime toujours prendre la responsabilité. Je trouve qu‘en principe les conditions d‘un mandat d’élu n’ont pas beaucoup changé. Ce qui est nouveau, c‘est Internet et les médias- réseaux sociaux qui augmentent la diversité et l‘intensité des expressions et des vues.

La ville de Sachsenheim est plus importante que Valréas avec plus de 17 000 habitants. Quels sont les enjeux auxquels vous devez faire face au quotidien (économique, sociale, culturel …) ?

Sachsenheim avec 19.000 habitants et six parts de ville sur un territoire de 18 km est une ville très dynamique qui pose une série de défis quotidiens: Nous avons à gérer 14 écoles maternelles, plusieurs écoles (primaire et secondaire) et une centaine d’associations. Nous avons un parc économique intercommunal avec trois communes voisines croissant, avec entre autres des entreprises qui s’engagent dans l’E-mobilité, comme PORSCHE et DRÄXLMAIER qui produit des batteries pour PORSCHE, et un grand nombre d’autres entreprises locales. Nous développons de nouveaux quartiers de logement, nous construisons et rénovons des écoles maternelles. Il y a toujours quelque chose à faire.

Le château de Sachsenheim (source Wikimedia Commons)

Depuis 26 ans, Sachsenheim et Valréas entretiennent de forts liens d’amitié. Avant d’être maire, connaissiez-vous ce jumelage ?

Au départ du jumelage, je faisais ma maîtrise en droit, mention droit international, à Aix-en-Provence, dans l’année étudiante 1993 /94. Mon premier séjour à Valréas s’est déroulé au terrain de camping. Je connais donc la Provence depuis un moment déjà. Puisque Sachsenheim est ma ville natale, j’ai toujours été fier d’avoir une ville jumelée si attractive et belle. Et je suivais toujours les activités du jumelage.

Quel est votre sentiment sur votre première année de jumelage avec Valréas ?

Je suis impressionné par la durabilité et l’intensité des relations entre nos villes. Il y a beaucoup d’amitiés fortes entre des personnes et des familles. Pour moi, notre jumelage est un précieux cadeau qu’il faut soigner – par des rencontres régulières et des activités communes.

Cette première année a d’ailleurs été marquée par votre venue à Valréas à l’occasion des 25 ans du pacte d’amitié entre les deux villes. Qu’avez-vous pensé de la ville de Valréas ?

Honnêtement, mon séjour à Valréas était le «top» de ma première année. Valréas est une ville très vivante et attractive. J’ai pu assister à la fête de la musique le 21 juin, que je connaissais déjà grâce à mes séjours antérieurs en France. Et je n’oublierai jamais la fête du Petit Saint Jean le 23 Juin. Quel spectacle! Je me sentais comme dans un rêve. Mais c’est surtout nos amis et la connaissance de mon collègue Patrick Adrien, avec qui je trouvais dès le premier moment une complicité qui a fait ce séjour parfait.

Holger Albrich et Patrick Adrien, maire de Valréas, procèdent à la lecture du pacte d’amitié entre les deux villes lors du 25e anniversaire du jumelage en juin 2019

Même si les échanges entre les deux villes sont intenses, vous avez exprimé votre souhait de le voir aussi se renouveler notamment grâce à la jeunesse. Pourriez-vous nous en dire plus ?

Je voudrais élargir la base de notre jumelage, surtout par les jeunes, afin de perpétuer le jumelage et en mettre la base pour le futur. Et en plus, ce sont les jeunes qui profitent le plus de l‘échange avec d‘autres pays et d‘autres cultures. Pour moi, le séjour a Sucy-en- Brie, la ville jumelle de Bietigheim quand j‘allais au lycée a été le début de mon amour avec la France. Une Chose que j‘ai apprise est que nous ne devons pas forcement mettre au milieu la maîtrise ou l’éducation de l’utilisation prolongée. Sinon on exclut la vaste majorité des jeunes qui n‘apprennent pas l‘allemand ou le français. Il y a plein d‘autres moyens de connaître la culture et les gens de chaque côté de la frontière, et en même temps apprendre quelques mots au- delà de « Bonjour » et « Guten Tag ».

Visite d’une délégation lors du 25e anniversaire du jumelage en juin 2019

Comment voyez-vous l’avenir du jumelage avec Valréas ?

J‘ai la confiance que notre jumelage va s‘intensifier, vu l‘enthousiasme des deux côtés. En plus, tous le jumelage entre des villes françaises et allemandes sont l‘expression de l‘idée européenne et de l‘amitié entre des peuples. Ils nous montrent qu‘on arrive à surmonter des conflits et différences du passé. Je suis très content de voir que mon collègue Patrick Adrien partage cette vue et met la même valeur à notre jumelage. 

Pour terminer, tous les valréassiennes et valréassiens n’ont pas encore fait le déplacement jusqu’à Sachsenheim pour découvrir votre ville. Que leur diriez-vous pour les convaincre de venir ?

Venez à Sachsenheim, vous êtes toujours bienvenue. J’ai hâte de vous accueillir et vous montrer notre belle ville.

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