La place Henri Fabre à Valréas

Face au cloître des Cordeliers, avez-vous déjà traversé cette petite place ? Nommé place Henri-Fabre, elle est nichée entre la rue du Berteuil et le cours du Berteuil, l’une des artères principales de la ville de Valréas.

Mais qui était donc Henri Fabre ?

Jean-Henri Casimir Fabre, son nom complet, est né le 21 décembre 1823 à Saint Léons dans le département de l’Aveyron. En 1833, sa famille s’installe à Rodez puis quatre années plus tard, elle déménage à Toulouse. Jean-Henri Fabre intègre le séminaire qu’il quitte en 5e. Pour l’anecdote, il trouve un emploi à la foire de Beaucaire où il vend des citrons. Il retrouve le chemin des études en se présentant au concours de l’Ecole Normale Primaire à Avignon. Reçu, il décroche son diplôme trois années plus tard.

Jean-Henri Fabre ( source fr.m.wikipedia)

Désormais instituteur, il débute sa carrière à Carpentras. Puis, en 1849, il s’installe à Ajaccio pour enseigner la physique. En 1853, il retrouve Avignon et rejoint le lycée de la Préfecture. Jean-Henri Fabre est un passionné de nature. Son passage en Corse lui permet d’étudier la faune et la flore de l’Ile de Beauté. Deux hommes lui transmettent leurs savoirs, le botaniste avignonnais Requien et plus tard l’herboriste Moquin-Tandon.

A son retour à Avignon, il s’installe dans une maison rue des Teinturiers où il se consacrera à l’étude de la garance, plante dite des teinturiers qui fut cultivée pour la teinture rouge extraite de ses rhizomes. Il oeuvre pour améliorer ses rendements en garancine ou alizarine, des colorants naturels. Il dépose d’ailleurs sur le sujet trois brevets en 1860. En 1879, il acquiert l’Harmas de Sérignan. Lieu qu’il ne quitte plus jusqu’à son décès en 1915. C’est dans ce lieu qu’il consacre la fin de sa vie à l’étude de la nature et des insectes. Aujourd’hui, à Sérignan du Comtat, le Harmas est devenu musée et est ouvert au public ( http://www.harmasjeanhenrifabre.fr ). Scientifique, Jean-Henri Fabre a reçu de nombreuses distinctions. Artiste, il maîtrise le dessin comme le prouve ses somptueuses planches d’aquarelles sur les champignons. Et enfin homme de lettres. Félibre reconnu, il a rédigé un recueil de poèmes »Oubreto Provençalo ».

L’arbre de la liberté

La place Henri-Fabre ne s’est pas toujours appelé ainsi. Autrefois, elle se nommait place Faucher. Après 1790, un arbre est planté sur cette même place juste derrière la fontaine. Il fut baptisé « Arbre de la Liberté ». En 1978, il fut remplacé par un autre remplacé lui aussi dans les années 2000. Aujourd’hui, il y a bien toujours un arbre sur cette sympathique place valréassienne.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :