Le Château de Grignan dans la Drôme

En empruntant la rue du château, il faut s’attendre à une pente quelque peu raide. Mais à son sommet, il est difficile de résister au charme du monument qui domine le village de Grignan. En poussant les portes du Château de Grignan, c’est une plongée dans le passé d’une région et d’une femme que vous entreprenez.

Mais quelle est donc l’histoire de ce château ?

Confortablement implanté sur son piton rocheux, le château de Grignan fait la fierté du village et de la région. Au fil des siècles, sa vocation et son état ont profondément évolué. Au 11e siècle, le château n’a pour seul pour vocation la défense. Aux mains de la famille des Adhémar, il va se développer. Au 15e siècle, Gaucher Adhémar le transforme en château de plaisance. Puis, son fils, Louis, construit une collégiale, une aile sud ainsi que des façades renaissance. Au 17e siècle, le château devient la propriété du Comte de Grignan, François de Castellane-Adhémar. Son mariage avec Françoise-Marguerite de Sévigné, fille de la célèbre marquise, marque l’histoire du lieu à jamais. A la Révolution, le château est en ruine. Sa reconstruction est lancée au 20e siècle. Il est aujourd’hui la propriété du Département de la Drôme.

Le « Petit Versailles du Midi »

Entièrement rénové, le château de Grignan est entièrement meublé par une vaste collection d’œuvres et d’objets d’art. L’escalier d’honneur conduit aux appartements privés. Ceux de la Marquise de Sévigné ont entièrement été réaménagés il y a quelques années. Dans l’aile-ouest, l’appartement « Ancien-Régime » présente une structure identique à un appartement d’un palais. Elle se compose de trois pièces : un espace d’attente dit l’antichambre, une chambre et un grand cabinet (le bureau). La salle du roi est l’ancienne grande salle médiévale. Son décor est inspiré de châteaux de l’ancien régime.

Dans l’entrée Renaissance, juste après l’aile des Prélats, de somptueuses peintures ornent le plafond. Enfin, la Galerie des Adhémar et son décor d’apparat, cadre de fêtes prestigieuses organisées par le comte et son épouse. L’extérieur est tout aussi magique. De la cour d’honneur aux jardins, la balade y est très agréable sans oublier le panorama à 360° sur la région.

La maîtresse des lieux : la Marquise de Sévigné

Marie de Rabutin-Chantal, plus communément appelé Marquise de Sévigné, est née à Paris en 1626. Elle est la petite-fille de Jeanne de Chantal, fondatrice de l’ordre de la Visitation avec François de Sales. Élevée par son grand-père puis par ses deux oncles, elle bénéficie d’une éducation exemplaire. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné. Elle donne naissance à une fille, Françoise-Marguerite en 1646, et un fils Charles en 1648. En 1651, Henri décède au cours d’un duel laissant son épouse veuve à 25 ans.

Le 27 janvier 1669, sa fille, Françoise-Marguerite de Sévigné, épouse le comte de Grignan, François de Castellane-Adhémar. Le couple quitte la capitale pour s’installer à Grignan. Un départ difficile pour la mère de la jeune femme. Malgré de nombreux séjours dans le village drômois, une imposante correspondance débute entre la mère et la fille. La Marquise de Sévigné rédige plus de 1500 lettres. Une correspondance rendue publique par sa petite-fille : Pauline de Simiane (https://mobilactu.fr/2020/02/23/le-chateau-de-simiane-a-valreas/ ). Femmes de lettres, ses correspondances l’ont rendue célèbre l’élevant au rang d’écrivaine épistolaire. Elle décède le 17 avril 1696 à Grignan. La marquise de Sévigné repose depuis dans la collégiale.

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